mardi 5 mai 2026

La petite faim et la grande faim

 Le temps










Prière pour notre temps

Écouter les étoiles” – The Lost World of the Kalahari de Laurens van der Post

par Sebastien KEIFF


Il y a des livres qui marquent, non pas tant pour ce qu’ils disent, mais pour ce qu’ils révèlent en creux. The Lost World of the Kalahari de Laurens van der Post est de ceux-là. Ce récit, publié en 1958, relate l’exploration du désert du Kalahari à la recherche des derniers Bochimans, un peuple chassé de ses terres, marginalisé, survivant aux confins du monde “civilisé”. L’ouvrage a vieilli, bien sûr. Il porte la trace de son époque, avec ce regard paternaliste propre aux récits d’exploration du XXe siècle. Mais parmi les pages, il y a des instants suspendus. Des éclats de lumière qui questionnent.



Un passage, en particulier, m’a frappé : celui où les Bochimans découvrent que Van der Post ne peut pas écouter les étoiles. Ce n’est pas une métaphore. Pour eux, c’est un fait brut, un constat. D’abord, ils croient qu’il plaisante. Puis ils le soupçonnent de mentir. Mais lorsqu’ils comprennent que cet homme, ce blanc venu d’ailleurs, dit vrai, ils sont saisis d’une immense tristesse. Parce que pour eux, ne pas entendre le murmure du ciel n’est pas juste un manque, c’est une maladie. Une déconnexion spirituelle totale, une rupture avec tout ce qui fait la vie.


On pourrait balayer l’anecdote d’un haussement d’épaules : un joli mythe, une belle idée poétique. Mais ce serait passer à côté de ce qu’elle révèle sur notre propre rapport au monde. Nous avons été formés à penser que la connaissance vient de l’accumulation des faits, des chiffres, des preuves tangibles. Nous avons peu à peu cessé d’écouter autre chose que ce qui se mesure. Or, l’expérience sensible du monde ne se réduit pas aux données que nous en extrayons.


Les Bochimans ont appris à entendre ce que nous avons oublié. Pas au sens figuré : au sens propre. Le bruissement du vent dans les arbres, le craquement d’un sol qui se fend sous la chaleur, les pulsations du vivant dans la nuit. Il ne s’agit pas d’un “truc” mystique, mais d’une forme d’attention. Une manière d’être au monde qui, pour eux, est aussi vitale que respirer.


Lire ce passage m’a posé plein de questions. Sommes-nous devenus sourds au murmure du monde ? Peut-être. Mais si l’on tendait l’oreille, juste un instant, est-ce qu’on entendrait encore quelque chose ? Le monde, les réseaux sociaux sont devenus un fracas. Peut-être que ce fracas nous rend aussi sourds aux murmures bien plus importants…

L’arbre qui tombe fait plus de bruit que la forêt qui pousse

Proverbe africain




vendredi 1 mai 2026

Ode au silence

 Un hamac qui balance doucement.

Une pluie tropicale qui tombe sur le toit.

Le parfum du bois humide après l'orage.

Un repas simple quand on a faim.

Le silence après une longue journée.

Ode au silence


mercredi 29 avril 2026

La musique du vide

Musique du vide
 Se taire peux être une musique

Une mélodie différente
Qui se brode en fil d’absence
Sur l’envers d’un étrange tissu

L’imagination est l’histoire vraie du monde
La lumière fait pression vers le bas
La vie se répand soudain par un fil épars.

Se taire peux être une musique ou le vide aussi.
La musique du vide!

Citizen M


mardi 28 avril 2026

Le Futur est là !

 



On peut souvent et raisonnablement estimer que le futur est déjà là, mais au fil du temps et de l’espace apparaissent des bifurcations, des aiguillages, le champ des possibles est infini.
Car voici qu’apparaissent des points d’inflexion, ces phénomènes discrets, chers aux traceurs de courbes, que mesurent la dérivé seconde de leur fonction, sont des synchronicités, le point où s’opère un changement de concavité d’une courbe plane, là même ou la tangente traverse la courbe!
Alors, ce qui devait, selon tout vraisemblance, se produire, ne se produira pas, car le futur n’est pas réellement écrit, et la courbe des évènements prendra une autre direction!

Le voyageur



Le rêve

 Je me suis réveillé un morceau de rêve entre les mains, 

Et je n'ai su que faire de lui ..

J'ai cherché alors un morceau de veille, pour habiller le rêve, mais lui n'était plus là ! 

J'ai maintenant un morceau de veille entre les mains et ne sais que faire d'elle, a moins de trouver d'autres mains qui puissent entrer avec elle dans le rêve! .



samedi 25 avril 2026

Rachel Carson, l'écologie, la vie!

 


En 1962, une jeune biologiste américaine, Rachel Carson publie : Silent spring! Au sein de la société américaine de l'époque qui prosperait sur le DDT , c'est une véritable bombe ! Le mot écologie entrait dans le langage courant !

 L'acte fondateur de l'écologie il y a 60 ans! 

À la fin des années 1950, Rachel Carson se concentre sur la protection de l'environnement et sur les problèmes causés par les biocides de synthèse ( elle donne ce nom aux insecticides et divers désherbants ) ceci la conduit à publier Silent Spring (Printemps silencieux) en 1962 qui déclenche un renversement dans la politique nationale envers les biocides — conduisant à une interdiction nationale du DDT et d'autres pesticides. Le mouvement populaire que le livre inspire conduit à la création de l'Agence de protection de l'environnement des États-Unis (EPA)

 En 1970. Rachel Carson reçoit à titre posthume la médaille présidentielle de la Liberté. Un prix international décerné aux défenseurs de l'environnement porte son nom, le prix Rachel Carson, décerné depuis 1991.


Rachel Carson

Rachel, morte des suites d'un cancer du sein à 56 ans, se battait pour défendre la vie. Et cette vie, depuis 3 milliards d'années repose sur le vert de  la chlorophylle et, pour les vertébrés que nous sommes, le rouge de l'hémoglobine, entre ces deux structures chimiques il y a une continuité biologique irréfutable et ces deux couleurs sont celles de la vie sur terre ! 



Le sang des plantes est en nous

La configuration spatiale des deux molécules montre immédiatement une similitude évidente! 


On peut donc sans crainte imaginer que l'aventure du vivant a commencé dans l'océan primitif il y a trois milliards d'années avec un véritable "big bang", la multiplication à l'infini de minuscules algues monocellulaires :  Les cyanobactéries

 
Ces organismes élémentaire ont joué un rôle déterminant dans le développement de la vie sur terre.

 Par leur présence dans le phytoplancton, elles sont aujourd'hui majoritairement à l'origine de la production de l'oxygène nécessaire à la plupart des formes actuelles de vie, elles sont le garant de notre propre existence ! 

 Bon voilà pour le vert, et le rouge ? 
Alors si la continuité structurelle du point de vue biochimique entre la chlorophylle et l'hémoglobine ( structure générale 
des porphyrines) ne fait pas de doute, situer précisément son apparition sur terre est une autre histoire ! L'évolution biologique sur terre est une colossale histoire d'avancées permanente par essais incessants pendant plusieurs milliards d'années ! 

Les porphyrines  structures clés de la chimie du vivant ! 

Vous n'avez pas absolument tout compris? Ce n' est pas grave, moi non plus! Extraordinaire complexité de la structure de la matière vivante, source de notre propre complexité ! Alléluia.. 



 Henri d'Arras

mercredi 22 avril 2026

Parlant avec mon piano.

 The Hours





Paul Verlaine, 1844 1896 .






Tout est juste et " a " sa place dans le monde.

( René, tu avais, un jour pas si lointain, d'abord écrit un " à " avant d'ajouter : je pourrais tout aussi bien écrire : a...)......!

Qu'as tu voulu dire, fin refrain incertain qui vas tantôt, mourir vers la fenêtre ouverte un peu sur le petit jardin...

Le piano que baise une main frêle
Luit dans le soir rose et gris vaguement.
Tandis qu’avec un très léger bruit d’aile
Un air bien vieux, bien faible et bien charmant
Rôde discret, épeuré quasiment,
Par le boudoir longtemps parfumé d’Elle.
The hours

Henri d'Arras

Merci, merci Philippe, au sein des heures .." the hours" j'aime la petite pièce intitulée :" I'm going to make a cake" parce qu'on y sent l'odeur des gâteaux et une paisible vapeur s'élève au dessus des fourneaux....!