"Pourquoi suspendre la course de ma main sur ce papier qui recueille, depuis tant d'années, ce que je sais de moi, ce que j'essaie d'en cacher, ce que j'en invente et ce que j'en devine ?
Colette ( 1873 1954)
Je m’éveille le matin avec une joie secrète de voir la lumière ; je vois la lumière avec une espèce de ravissement ; et tout le reste du jour je suis content. Je passe la nuit sans m’éveiller ; et le soir, quand je vais au lit, une espèce d’engourdissement m’empêche de faire des réflexions.
Montesquieu ( 1689 1755)
la science est une sphère finie qui croît dans l'espace infini ; chaque nouvelle expansion lui permet englober une zone plus grande de l'inconnu, mais l'inconnu est inépuisable"
Ainsi paradoxalement tout se passe comme si chaque gain de connaissances n'avait pour résultat que de révéler l'existence d'un inconnu de plus en plus grand et de plus en plus inépuisable.
Ainsi cette sphère finie représentant la science tendrait naturellement à voir son diamètre relatif évoluer vers l'infiniment petit!
Face a ce double paradoxe d'une réalité en même temps augmentée et diminuée, les hommes n'ont pas d'autres choix que de se doter d'une conscience augmentée...
Jorge Luis Borges..... Discussions. ( 1932)



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