dimanche 31 mai 2020

De la Covid 1969 à la Covid 2019



De la Covid de 1969 à la Covid de 2019 , même cause, mêmes effets? 

La pandémie grippale de 1968 et surtout 1969 a  été provoquée comme celle de 2019 par un virus grippal, un coronavirus, mais il y a cinquante ans , même si le bilan humain a été de même gravité qu'aujourd'hui , l'économie n'a pas été le moins du monde affectée par la crise 
sanitaire, pourquoi? 


La grippe de Hong Kong serait apparue en Chine 
centrale en février 1968 avant, de frapper cette 
possession anglaise en juillet 1968  où elle touche un 
demi-million d'habitants soit 15% de la population hongkongaise, selon un rapport de l'Organisation 
mondiale de la Santé. Ensuite, Importée par des Marines revenant du Vietnam et à cause de la multiplication très rapide des transports aériens, elle se propage ensuite vers les Etats-Unis où elle décime 50 000 personnes en seulement trois mois. Puis, elle est présente en Europe jusqu'à l'hiver 1969. En France entre décembre 1969 et janvier 1970 : l'épidémie est cette fois bien plus sévère et cause près de 40 000 décès, directement ou indirectement en rapport avec le virus. Cette crise sanitaire est  passée totalement inaperçue dans l’inconscient collectif. Pourtant, dans le monde entier, c’est un million de personnes qui en ont été les victimes .





L’effet loupe des médias a entraîné en 2020, une 
surestimation du risque accentuée par une confusion,
au niveau international, des discours 
publics comme de ceux des experts.


Le dit de Mathieu d'Arras

Dans le fichier audio ci dessus, je m'efforce, à mon humble niveau, de développer un certain nombre d'hypothèses. Une première tentative d'explication de 
cette différence considérable de prise de conscience collective de deux pandémies, à cinquante années de distance! Que l'esprit de Pentecôte nous éclaire, le présent fait rage, l'avenir ne manque pas d'audace ! 

wir danken dir oh Gott

Mathieu d'Arras




jeudi 28 mai 2020

Lundi, mardi, mercredi

Lundi
« Chaque jour est un bien que du ciel je reçois, 
profitons aujourd'hui de celui qu'il nous donne,
 Il n'appartient pas plus aux jeunes gens qu'à moi, 
et celui de demain n'appartient à personne…..! » des vers écrits ( en langue française) par un certain ...Johan wolfgang von Goethe à Weimar le 28 aout 1829 , il mourra moins de trois ans plus tard, le 22 mars 1832!   



Mardi
Dans un superbe salon de l'hotel de Soubise à Paris, un moment musical à la mi-journée, Mathilde Mugot,  une jeune claveciniste de 22 ans prometteurs...un calme propice...un peu trop...à la détente coutumière de la méridienne...la suite de Louis Nicolas Clérambault me fait somnoler, sans remords, avec un certain plaisir même, privilège du prince en son salon... et puis, un silence, un changement perceptible d'attitude de la jeune artiste, et subitement l'horizon s'éclaire sur la Partita en ré majeur BWV 828 du père Bach !  Que se passe-t-il? Une impression de s'être bien promené, amusé, diverti, pour brusquement se réveiller face à une interpellation, une émotion qui plonge dans les replis profond de notre âme! 
Mercredi
Au Collège de France, un colloque sur "la fabrique de l'image", un artiste peintre Marc Molk expose son approche de ...la toile , il m'ennuie un peu, je me lève  tranquillement  et remonte discrètement l'allée de l'amphi, c'est alors que je l’entends dire dans mon dos : " Il faut être attentif en soi aux intuitions, les laisser murir jusqu'à obtenir des semblants de réalisations qui devront survivre à l'épreuve du temps" ...intéressant, très intéressant, c'est ce que je ne cesse de faire depuis toujours !

Un tryptique

Édito du 29 mai 2020


Application Stop Covid, brigades "d'anges gardiens", chiens renifleurs.....Un triptyque fort inquiétant ! 
Premier volet :  l'analyse en a été fort bien faite par l'institut sapiens, je suis en accord avec leur conclusion ! 
Deuxième volet :  les brigades d'ange gardiens d'Olivier Véran , elles évoquent irrésistiblement pour moi  les méthodes d'un régime fasciste, totalitaire: 
Troisième volet : les chiens renifleurs! Assimilation de malades ou handicapés à des "mules" porteuses de virus , images mentales d'éliminations, pardon, de mises en quarantaine programmées !


L'enfer est toujours pavé de bonnes intentions.....il est de toute urgence que nous retrouvions le chemin d'un minimum de sérénité  ! 



Mathieu d'Arras

mercredi 27 mai 2020

La Covid 19 ou le syndrome du " roi nu"

L'édito du 28 mai 2020 
La Covid 2019 ou le syndrome du " Roi nu" 

Le Roi nu
  • Hans Christian Andersen / Albertine
  • Il y a bien longtemps dans un pays lointain, vivait un roi qui aimait être bien mis. Il avait un habit pour chaque heure du jour.
  • Un beau jour, deux escrocs arrivèrent dans la ville. Ils prétendirent savoir tisser une étoffe que seules les personnes sottes ou incapables dans leurs fonctions ne pouvaient pas voir. Ils proposèrent au souverain de lui confectionner des vêtements. Le roi pensa que ce serait un habit exceptionnel et qu’il pourrait ainsi repérer les personnes intelligentes de son royaume. Les deux charlatans se mirent alors au travail. Quelques jours plus tard, l’empereur, curieux, vint voir où en était le tissage de ce fameux vêtement. Il ne vit rien car il n’y avait rien. Troublé, il décida de n’en parler à personne, car personne ne voulait d’un roi sot. Il envoya plusieurs ministres inspecter l’avancement des travaux. Ils ne virent rien non plus, mais n’osèrent pas l’avouer, de peur de passer pour des imbéciles. Tout le royaume parlait de cette étoffe extraordinaire. Le jour où les deux escrocs décidèrent que l’habit était achevé, ils aidèrent le roi à l’enfiler. Ainsi « vêtu » et accompagné de ses ministres, le souverain se présenta à son peuple qui, lui aussi, prétendit voir et admirer ses vêtements. Seul un petit garçon osa dire la vérité : « Mais, le roi est nu ! ». Et tout le monde lui donna raison. Le roi comprit qu’il s’était fait berner.
j'ose aujourd'hui, affirmer, que victime d'un déferlement d'images sur le réseau mondial 4 G , une bonne partie du monde est victime depuis plusieurs mois du trouble mental fort bien décrit par Andersen! 
Les consignes qui nous sont assénées avec une autorité extraordinaire à chaque heure du jour depuis des mois , ne font que répondre à la terreur de peuples en proie à des crises hystériques , à un manque total de jugement le plus élémentaire face à des images brutes, des chiffres bruts sans références à la réalité basique de la vie quotidienne d'un pays ( par exemple comparaison avec la mortalité normale et quotidienne d'un pays....) 
Depuis le début de cette tragi-comédie, j'ai ressenti un malaise en prenant conscience de cette colossale illusion, j'ai toujours eu l'impression qu'une autocensure collective s'opposait et s'oppose encore fortement à ce qu'un petit garçon lève la main, en s'écriant :" Mais, " le Roi est nu" il n'y a jamais eu de crise sanitaire, en tout cas pas de crise sanitaire plus grave que celle de la Covid de 1969, ...mais, cette fois ci en 2020, un trouble mental 
collectif colossal, infiniment plus dangereux pour l'humanité que le virus lui même ! 



Mathieu d'Arras

* À l'appui de mon affirmation, je prépare une étude comparative entre entre la pandémie de la Covid 1969 et celle de 2019 ! 

lundi 25 mai 2020

L'année dernière à Weimar

L'édito du 26 mai 2020 
L'année dernière à Weimar 
À la fin de sa vie , Franz Liszt, compositeur et virtuose du piano, habitait pendant les mois d'été l'étage supérieur d'une ancienne maison de maître-jardinier à Weimar en Thuringe en bordure d'une vallée paisible, Il s'y consacrait à l'enseignement , mais en réalité , le maître n'avait pas vraiment d'élèves, il avait des disciples, de 
jeunes pianistes confirmés venant chercher ici un jour 

supplément d'âme pour leurs interprétations, on ne payait pas les leçons chez Liszt à Weimar, on les recevait comme une grâce.



Lui dormait là , au premier étage, dans une petite chambre au confort monastique, attenante à un vaste 
salon où trônait un grand piano , un petit bureau près 
d'une fenêtre, lui servait d'écritoire.
 ( l'année dernière, j'étais à Weimar, j'ai mis mes pas dans 
les siens, adossé à un mur, à l'angle d'un piano, j'ai fermé les yeux, le préféré de ses élèves arriva...) 




Un tout jeune homme entre silencieusement, déjà vieuxdans la maîtrise de son art, Julius  Reubke, fils d'un 
facteur d'orgue, il a 22 ans, on est en 1856, il mourra 
dans deux ans, la grande tueuse, la tuberculose, à 
l'ombre du maître, il compose sa sonate pour piano en si bémol mineur (1857) et surtout sa sonate pour orgue en 
ut mineur « Psaume 94 »
  Liszt écrira de lui dans une lettre de condoléances à son père : “Personne ne peut savoir plus intensément combien la perte de votre Julius est grande pour l'art sinon celui qui a suivi avec admiration ses nobles, constants et talentueux progrès de ces dernières années 
et qui lui gardera à jamais son amitié”.




En 2002, une amie de ma fille, Anne Horsch, organiste à Munich, jouera son psaume 94 à St Eustache, à Paris...j'ai eu le plaisir de rencontrer et entendre Anne Horsch à Paris après mon séjour à Weimar,....


https://drive.google.com/file/d/1gFyg64rThnxxNC19Zhti
eSAM3yV5ARF9/view?usp=

https://drive.google.com/file/d/1gZT0-PO3A2TL_zeSeXN65Eh2jhQI2jwy/view?
=drivesdk

dimanche 24 mai 2020

L'édito du 25 mai 2020 : Shiva

Édito du 25 mai 2020:  Shiva !

Nous sommes « Shiva » (la Vie en Hindi). Nous sommes Conscients. 


Nous sommes le Vivant . Nous sommes Libres. Nous sommes les membres d’une Famille de la Terre interconnectée : des êtres souverains, autonomes, autoorganisés, interdépendants et intelligents.
Nous sommes la Biodiversité : Virus, bactéries, pluricellulaires, animaux et plantes, interconnectés aux autres êtres par la nourriture et l’eau, par la respiration et l’air, par la vie, par l’intelligence.

Comme nos semblables, les êtres humains sont souverains, vivants, intelligents, organisés, autonomes ; 
mutuellement interdépendants et durables.


Le défit de l'humain est immense. Sa force est dans le monde vivant de la Biodiversité où toute vie est sacrée.
la vie s’efforce de nourrir et de soutenir la vie. 

Le pire danger pour l'humain serait de devenir un alien dans sa propre biosphère, certaines mégapoles préfigurent déjà cette éventualité dramatique. Et pourtant nous n'avons d'autre choix que viser une meilleure harmonisation des ressources terrestres si nous pensons comme le photographe Sébastiao Salgado:" 

Plus que jamais, je sens que la race humaine est une. Au-delà des différences de couleur, de langue, de culture et de possibilités, les sentiments et les réactions de chacun sont identiques. Les gens fuient les guerres pour échapper à la mort ; ils émigrent pour améliorer leur sort ; ils se forgent de nouvelles existences dans des pays étrangers : ils s'adaptent aux pires situations… ».


Mathieu d'Arras



Édito du Nord : prodromes, syndromes, vélodromes

Prodromes, syndromes, vélodrome ! 

Ce sont tous incidents, péripéties, facettes variées de la route, du chemin de la vie, d'un individu ou d'une société, la langue roumaine utilise d'ailleurs le mot "drum"  pour route, chemin et parle même de l'ultime, celui qui mène à la dernière demeure: "Vlad Pohilã a fost condus pe ultimul drum " ( V P a été accompagné sur le dernier chemin ) . 

Si je parle de Vlad, c'est parce que hier soir, cherchant à élucider les raisons d'un petit incident diplomatique récent entre la minuscule république Moldave et la Roumanie, je suis tombé sur un article faisant l'éloge de Vlad Pohilã: un homme remarquable,  écrivain , linguiste,  journaliste au quotidien Timpul ( le temps ) de Chisinau, capitale de la république de Moldavie , mais surtout chantre de la Langue Roumaine comme l'exprime bien le titre de son plus grand succès : " Si totusi, limba romana " que je traduis librement par: Elle est pourtant romane, cette langue ! 
J'avais presque décidé de suivre d'un peu plus près le parcours de cet homme né en 1959, lorsque je suis tombé sur un article de la presse parlant de l'ultime chemin de Vlad. Adio prietene ( adieu l'ami), nos échanges resteront donc intemporels....



Je termine par la constatation sereine que les prodromes épidémiques de février, les syndromes tragiques de mars et avril accompagnent aujourd'hui la France vers la reprise inéluctable d'une course effrénée dans un "vélodrome" où celui qui va moins vite, qui est moins rapide, moins réactif, se retrouve toujours en bas, contingence pour les uns némésis pour les autres, mais jamais palindrome ....!