Nous passons une grande partie de notre existence à oublier la valeur de ce que nous possédons déjà
La santé, par exemple, ne devient réellement précieuse que lorsqu'elle commence à vaciller. Respirer normalement, marcher sans douleur,dormir paisiblement, rire sans fatigue : tout cela nous paraît tellement naturel que nous cessons d'y prêter attention. Pourtant, des millions d'êtres humains donneraient tout ce qu'ils possèdent pour retrouver cette banalité que nous traversons sans même la regarder.
Puis naît le désir d'une 《 vie meilleure 》.
Au départ, cette aspiration est légitime. L'être humain cherche naturellement à améliorer sa condition, à protéger les siens, à gagner en confort, en sécurité ou en reconnaissance. Le problème ne vient pas du désir lui-même, mais du moment ou il cesse d'être un élan et devient une dépendance.
Mais la vie ne nous attend pas.
Plus d'argent entraîne le besoin d'en avoir davantage. Plus de confort crée de nouvelles exigences. Plus de reconnaissance nourrit une faim encore plus grande d'approbation. Même l'amour peut parfois devenir une quête insatiable de validation.
Alors commence une course silencieuse où le but recule à mesure que l'on avance.
La simplicité est peut-être l'un des derniers luxes accessibles à l'être humain moderne.
Pouvoir ralentir sans culpabiliser. Pouvoir apprécier sans exhiber. Pouvoir aimer sans posséder. Pouvoir exister sans devoir sans cesse prouver sa valeur.
Merci au guyanais Jacques Martin.




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