mardi 14 avril 2026

Décembre 1790 , la résurrection!


Quintette 593

Je me permet de parler de résurrection, car Mozart écrit ce quintette à vent 593 en décembre 1790, à Vienne, il a 34 ans, il est dans un état de profonde dépression en rapport avec la lassitude du public viennois à son égard, une situation financière de plus en plus calamiteuse, un état de santé de plus en plus préoccupant....dans un an il va mourir, il sera  pourtant  res-suscité, remotivé, le temps d'offrir au monde sa " flûte enchantée" et son Requiem.

 



Ecrit au sortir du trou noir que le musicien avait connu pendant l'année 1790, fruit d'une véritable résurrection créatrice, le K 593 en ré majeur est une œuvre « capitale, non seulement pour sa beauté, insondable et bouleversante, mais pour sa signification. Mozart se laisse happer par une descente vertigineuse dans le vide et, après le gouffre, il essaie d'émerger puis d'exprimer une joie pure, parcourant en quatre mouvements un immense périple spirituel. 

 Le caractère dramatique de l'œuvre est affirmé d'entrée, avec cette introduction lente, lourde d'interrogations, qui, de façon totalement inattendue, réapparaîtra en fin de premier mouvement, après les tumultueuses amplifications contrapuntiques de l'Allegro

Mais c'est l'admirable Adagio qui, dans un parcours harmonique d'une imagination et d'une audace insensées, va nous replonger momentanément dans un climat comparable à celui du K 516. 

Puis, après un Menuetto tonique et optimiste, ce sera, dans un élan de liesse communicative et de folle liberté, l'éblouissant finale, où nous « avons affaire à une impétueuse tarentelle, d'une verve contrapuntique irrésistible en sa hardiesse d'une aisance toujours parfaite, s'inscrivant dans le cadre d'une forme sonate pratiquement monothématique!

Quintette kōchel 593

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