Xavier Milei en Argentine est l'homme à la tronçonneuse, Donald Trump est l'homme au Bulldozer....un changement climatique dans le champ ( ce pourrait être aussi ...le chant! 🤔😂 ) de la diplomatie mondiale...
C’est un véritable business plan qui se cache derrière la paix que Donald Trump tente d’imposer en Ukraine. Comme en Azerbaïdjan, au Congo, à Gaza — et aujourd’hui à Kiev — le schéma est toujours le même: Donald Trump conditionne ses plans de paix à un accès privilégié aux ressources économiques locales pour les milieux d’affaires américains.
En attendant un plan de paix, Donald Trump a déjà balisé le terrain en Ukraine pour sécuriser les intérêts économiques des États-Unis. Concrètement, il a mis la pression sur Volodymyr Zelensky pour garantir la poursuite d’un soutien militaire et financier américain... en échange d’un accès privilégié aux sous-sols ukrainiens, riches en matières premières. Le 30 avril dernier, les États-Unis et l’Ukraine ont créé un fonds d’investissement pour la reconstruction, un partenariat économique qui vise à offrir à Washington un accès prioritaire à l’exploitation des ressources ukrainiennes.
Des sous-sols extrêmement riches en lithium cobalt et uranium — les premières réserves européennes selon Kiev. Le potentiel est immense: avant l’invasion russe, seulement 15% des gisements étaient exploités. Ces gisements sont estimés à 26.000 milliards de dollars, avec des matières premières dites critiques, essentielles notamment à la fabrication des batteries électriques, comme l'expliquait à CEEnergy News l’ancien directeur général du Service géologique d’État d’Ukraine, Roman Opimakh.
Les réserves découvertes de lithium, de graphite, de nickel et de minerai de fer suffiront à produire des batteries au lithium d’une capacité totale de 1.000 gigawattheures (GWh), permettant ainsi la fabrication d’environ 20 millions de véhicules électriques ou la production d’autres appareils."
La diplomatie bulldozer de TrumpPour Donald Trump, c’est un coup double: cet accord minier signé en avril lui permet de générer des profits tout en réduisant la dépendance américaine vis-à-vis de la Chine, qui possède près des trois quarts des terres rares de la planète.
Dans son nouveau plan de paix présenté ce week-end, Donald Trump propose une série de mesures pour reconstruire l’Ukraine (Point 12). Il s’agit notamment de développer les infrastructures, d’extraire des minéraux et d’exploiter les ressources naturelles.
Richesse du sous sol ukrainien
Reste à voir si le véhicule d’investissement sera le fonds créé en avril entre Kiev et Washington — et s’il sera alimenté par les 100 milliards de dollars d’avoirs russes que Trump propose de dégeler pour investir en Ukraine (point 14).
Une chose est sûre: Donald Trump déroule un véritable business plan. Il prévoit, dans son plan de paix, de 50% des bénéfices des investissements liés à ces 100 milliards d’avoirs russes dégelés. C’est un plan mêlant résolution diplomatique et intérêts privés, avec une sphère d’hommes d’affaires proches de Donald Trump, souvent impliqués dans ces plans de paix.
En Ukraine, on retrouve par exemple le milliardaire Ronald Lauder, héritier d’Estée Lauder, qui a déjà fait une offre sur un champ de lithium ukrainien à travers TechMet, société spécialisée dans les métaux critiques. Ronald Lauder, qui aurait aussi soufflé à l’oreille de Donald Trump, en 2019, l’idée de racheter... le Groenland.
Imposer la paix par la force: c’est le mantra diplomatique de Donald Trump, qui se targue d’avoir résolu huit conflits depuis son retour à la Maison Blanche. Très souvent, derrière cette "diplomatie bulldozer", Donald Trump assume des ambitions économiques.
Une "Trump road" stratégique dans le Caucase
En août dernier, il met en scène dans le Bureau ovale la fin de 35 ans de conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan.
Au cœur de ce deal, un corridor hautement stratégique reliant Bakou à Kars, en Turquie, via le sud de l’Arménie. Un tronçon clé, le "couloir de Zangezur", rebaptisé pour l’occasion — "Trump Road for International Peace and Prosperity".Sur cette "route de la paix": un pipeline, une route et une ligne ferroviaire confiés, en partie, à la gestion et à l’exploitation de compagnies américaines et turques.
Derrière cette "Trump Road", il y a aussi un renforcement de l’influence américaine dans cette zone stratégique du Caucase, où les Russes sont très présents.
Jeff Bezos et Bill Gates investissent dans des mines de Cobalt
Même scénario en juin dernier, avec les dirigeants rwandais et congolais venus signer un accord de paix à la Maison Blanche.
En arrière-plan: un accès américain au cobalt et au lithium dont regorgent les sous-sols congolais — des matières essentielles à la transition énergétique et à l’industrie militaire. Dans la foulée de cet accord, mi-juillet, Kinshasa a concédé sept permis miniers à l’Américain KoBold Metals, soutenu par Jeff Bezos et Bill Gates.Ils ont désormais accès à l’espace Katanga, dont les sous-sols sont exceptionnellement riches en minerais critiques.
Une fois de plus, cet accord permet à Donald Trump de sécuriser l’accès aux minerais critiques. Mais sur place, les ONG dénoncent une paix de façade.
Le mouvement rebelle M23 n’était pas à Washington lors de la signature de l’accord de paix, il est encore très actif, et les combats et des massacres perdurent dans l’Est du Congo.
"Great Trust": le business plan de Trump à Gaza
Sur Gaza, Donald Trump et ses alliés économiques ont formalisé un véritable "business plan" pour l’après-conflit, appelé
"Great Trust" (Gaza Reconstruction, Economic, Acceleration, Transformation). Ce véhicule d’investissement, soutenu par des fonds privés américains et des monarchies du Golfe, projette de transformer le territoire en une zone franche régie par un conseil d’administration, ou... les intérêts d’entrepreneurs comme Peter Thiel (Palantir) ou Elon Musk (Tesla)
Sans tronçonneuse ni bulldozer, je vous souhaite le bonjour, le présent fait rage, l'avenir reste à faire, avec ou sans nous ! A défaut de représenter un idéal démocratique ou simplement moral, ces deux là ont au moins le mérite d'être transparents quand au but qu'ils poursuivent.
Henri Dumoulin, pour un temps encore à la barre du Saint Nicolas en hivernage à Arras !